ROH Manhattan Mayhem V – 17/08/2013

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La suite des quarts de finale du tournoi dans ce show.

On est à New York au Hammerstein Ballroom et surprise, McGuinness est absent et c’est Prince Nana qui est avec Kevin Kelly aux commentaires. Kelly dit que Nana est le nouveau recruteur de RoH.

1. Silas Young vs. Adam Page

Young est énervé à cause des serpentins que le public balance sur le ring et il tente tant bien que mal de les renvoyer. Page se prend pour Flair ou Sting en faisant WOOOOOO à son entrée.

Un très bon opener. Le match a mis quelques minutes pour vraiment démarrer mais quand c’est parti, c’était pour de bon. Young remporte la victoire, une chose rare pour lui à RoH. 8:14, bonne manière de débuter ce show. ***

Steve Corino arrive comme si de rien n’était et va à la table des commentateurs. Kelly lui demande ce qu’il fait là vu qu’il ne travaille plus pour RoH. La sécurité et les arbitres arrivent pour emmener Corino hors de l’arène et le public chante « Bullshit ». Le problème avec ce segment est que Corino arrive par la rampe d’entrée et est escorté à travers le public. S’il ne travaille vraiment plus pour RoH, ne devrait-il pas être venu par le public car il ne devrait pas avoir accès aux coulisses ? Je pinaille, mais ce sont des détails qui font ou défont un segment.

2. Adrenaline Rush (ACH et Tadarius Thomas) vs. C&C Wrestle Factory (Caprice Coleman et Cedric Alexander)

Le match utilise les « scramble rules », ce qui veut dire que les tags ne sont pas obligatoires et que dès qu’un lutteur est dehors, son partenaire devient l’homme légal.

Je suis mitigé par rapport à ce match. Comme on peut l’attendre de ces deux équipes, c’était un spotfest avec une bonne dose de haute-voltige, mais quelque chose n’allait pas. J’ai apprécié le match, mais il manquait ce petit « je ne sais quoi » pour être captivé. C&C gagne avec l’Overtime. 9:06, un bon match mais en dessous de ce qu’on pouvait espérer. **1/2

3. Mike Mondo vs. Matt Taven (avec Truth Martini et les Hoopla Hotties)

Mondo arrive dans l’indifférence la plus totale du public alors que c’est un new-yorkais. Le match est un Proving Ground et je déteste ce « gimmick » parce que c’est l’excuse parfaite pour faire perdre un champion sans que le titre ne soit en jeu.

J’ai trouvé le match moyen pour être franc. Evidemment, on a droit aux interférences intempestives de HoT et le seul moment intéressant est quand Kasey Ray fait un rana sur Mondo suivi directement d’un frog splash de Taven pour 2,99. Les 2-3 dernières minutes étaient bonnes, mais le reste du match m’a paru long en comparaison sans pour autant être mauvais. Taven gagne avec The Climax. 11:40 et un match qui ne restera pas dans les annales. **

4. The Young Bucks (Matt et Nick Jackson) vs. Forever Hooligans (Alex Koslov et Rocky Romero)

Apparemment, c’est la première fois que ces deux équipes s’affrontent et RoH nous vend ça comme un « dream match », donc ils ont la pression.

Grrr, les Hooligans font cette foutue séquence lors de laquelle Romero fait cinquante cordes à linge en ne laissant rien à Koslov qui s’énerve et s’apprête à en découdre avec Romero pour finalement « faire la paix » avec Koslov. Cette séquence serait acceptable si les Hooligans ne la faisaient pas TOUT LE TEMPS. Même chose quand Koslov prend son chapeau russe et se met à danser tout en foutant des coups de pied à son adversaire. J’ai vu trois matchs des Hooligans dans toute ma vie et je suis déjà lassé par leur numéro.

Quant aux Bucks, je suis pas plus emballé que ça non plus. On dirait des catcheurs « indies » génériques (avec les 2.000 coups de pied qui vont avec) qui essaient désespérément de ressembler à Chris Jericho (cocky pin et « Come on baby » inclus).

Ah oui le match. Honnêtement, c’était très bon avec les 7-8 dernières minutes vraiment excellentes et je pense qu’ils ont eu le temps qu’il fallait sans que ça ne devienne trop répétitif. Disons que ces deux équipes ne m’inspirent pas des masses et que je n’ai pas vu le match de rêve que les commentateurs nous vendaient. Les Hooligans remportent le match. 16:53, du lourd mais pas autant qu’attendu dans mon cas. ***1/2

QT Marshall et RD Evans arrivent sur le ring et reçoivent le même accueil que Mondo plus tôt. Il y a même quelqu’un dans le public qui tient une pancarte « God’s Mistake » (l’erreur de Dieu), le surnom de Marshall étant « God’s Gift » (le don de Dieu). Evans parle d’injustice et le public chante « Shut the fuck up ». Bref, il se plaint que Marshall Law n’a pas de match aujourd’hui alors que toutes les autres équipes en ont un. Marshall amène une chaise et Evans dit qu’ils resteront là tant qu’ils n’auront pas un match.

Nana prend le micro et rappelle qu’il est désormais recruteur pour RoH. Il dit qu’il a signé deux catcheurs et qu’ils vont venir là maintenant pour les démolir. Les lumières s’éteignent et une musique/sirène se fait entendre. Deux gars arrivent : un avec un masque de clown et un autre avec un masque « normal » et une perruque. Le clown fait une corde à linge sur Marshall Law et on découvre qui se cachent derrière les masques : Homicide et Eddie Kingston !!! Un très bon boulot d’édition pour leur entrée, je tenais à le souligner.

Bref, un match « imprévu » démarre :

5. Marshall Law (QT Marshall et RD Evans) vs. Outlaw Inc. (Homicide et Eddie Kingston)

Cette entrée d’Outlaw Inc. était énorme et ils sont arrivés comme des méga-stars. En face, on a une équipe de jobbers qui tient plus du duo comique qu’autre chose. Vous pensez que le match se booke tout seul ? On va voir ça.

Vous vous dites sans doute que ce match devrait être un squash d’Outlaw Inc. aux dépends de Marshall Law, mais RoH avait une autre idée en tête ce jour-là : proposer un match compétitif entre ces deux équipes… POURQUOI ??? Cide et Kingston devraient détruire ces deux andouilles qui ne représentent rien, pas avoir un semblant de vrai match avec eux. Heureusement, Outlaw Inc. remporte le match après 5:03. NUL

Après le match, RD Evans remonte sur le ring et Cide vient lui serrer la main. Il ne la lâche pas et décide de lui craquer quelques doigts. Les deux sortent du ring et font les cons pendant que la musique sinistre repart de plus belle.

6. Michael Bennett vs. Tommaso Ciampa – Match du deuxième tour du tournoi pour le titre de champion du monde

Bennett est seul parce que Nigel a interdit à Maria d’être présente au bord du ring après son interférence lors du match Bennett-Whitmer. Le groupe qui a écrit la musique de Ciampa est présent pour l’interpréter en live et si le vainqueur n’était pas assez évident, il l’est désormais.

Une séquence humoristique où Ciampa simule une blessure à son genou et dès que Bennett a le dos tourné, il se fiche de sa gueule. A part ça, Bennett me laisse toujours de marbre. J’apprécie le côté froid et méthodique du personnage, mais le match est d’une incroyable lenteur dès qu’il est aux commandes. J’ai bien aimé la psychologie avec le genou de Ciampa qui a bien vendu ça et Bennett qui tente un piledriver sur le bord du ring était une touche intéressante.

Bref, le match a souffert quand Bennett dominait, mais c’était un bon duel de cogneurs. Ciampa remporte le match et rencontrera Cole en demi-finale du tournoi. 13:39, tout a été dit je pense. **1/2

7. Roderick Strong vs. Kevin Steen – Match du deuxième tour du tournoi pour le titre de champion du monde

Steen est acclamé par la foule à son entrée.

Je n’arrive pas à m’intéresser à ces deux catcheurs à l’heure actuelle et ça joue sans doute dans ma perception du match. C’était un bon duel qui a commencé sur les chapeaux de roues avant de ralentir fortement au milieu pour reprendre de plus belle sur la fin, mais ça ne m’a jamais paru important ni rien parce que le tournoi a été configuré pour que tous les résultats jusque la finale soient l’évidence même. Steen passe l’obstacle Strong et affrontera en demi-finale le vainqueur du match suivant. 12:00, Steen semblait motivé au moins, c’est déjà ça. ***

8. Karl Anderson vs. Michael Elgin – Match du deuxième tour du tournoi pour le titre de champion du monde

Comme pour les Hooligans, cette séquence avec la souplesse qu’Elgin tient pendant des heures m’exaspère parce qu’il semble la faire à chaque match. Accessoirement, ce public m’énerve à imiter « Hacksaw » Jim Duggan juste parce qu’Elgin a une mulette comme lui. Cela dit, Elgin fait le signe du pouce comme Duggan à un moment donc je suppose qu’il ne l’a pas trop mal pris.

Un solide match, mais le public a tout fait pour le ruiner. Au début du match, Anderson travaille les genoux d’Elgin qui vend ça comme il faut, puis cette tactique passe totalement à la trappe et Elgin fait comme si rien ne s’était passé. La fin du match avec les deux qui contrent le finisher de l’autre à plusieurs reprises m’a un peu gavé mais en dehors de ça, c’était un duel de « big men » qui a répondu aux attentes. 17:10, match de la soirée jusqu’ici. ****

9. reDRagon (Bobby Fish et Kyle O’Reilly) vs. American Wolves (c) (Davey Richards et Eddie Edwards) – Match pour les titres par équipe

Je ne sais pas trop quoi dire sur ce match à part que c’était ennuyeux à souhait et que le finish est sorti d’un peu nulle part, même si je comprends pourquoi ils ont choisi celui-là. Pour ce qui est probablement la conclusion de la feud entre les deux équipes, il y avait pour ainsi dire aucune tension et ils ont semblé faire leur numéro habituel sans se fouler plus que ça. Je ne peux pas dire que le match ait été mauvais pour autant, juste peu engageant et le public n’était pas plus intéressé que ça non plus. Bref, reDRagon récupère les ceintures qu’ils avaient perdu quelques semaines plus tôt contre les Hooligans. 25:59, un main event décevant à plus d’un titre. **1/2

Après le match, les lumières s’éteignent de nouveau et la musique d’Outlaw Inc. retentit. Ils arrivent, frappent Fish et O’Reilly, puis Homicide craque les doigts de O’Reilly.

Conclusions

Je suis dans la minorité apparemment et j’ai préféré All Star Extravaganza. C’est assez difficile à expliquer, mais le show ne m’a jamais semblé important malgré les trois quarts de finale, le dream match entre les Bucks et les Hooligans, et le blow off entre les Wolves et reDRagon. Le tournoi a été booké pour être le moins excitant possible en téléphonant tous les résultats jusque la finale Cole-Elgin, les changements de champions par équipe ont été un jeu de chaises musicales pour hyper la division pendant l’été et les autres matchs étaient juste là pour meubler et n’auront aucune importance à l’avenir.

Note finale : 6,5/10

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