Astronomie – Observations de juillet 2020

Nouvelle catégorie donc et une que je voulais faire depuis un certain temps. Pour faire simple, l’idée est de faire un résumé de ce qui sera visible dans le ciel durant le mois à venir. Je vais d’abord commencer par notre système solaire et laisser le ciel profond de côté pour le moment, principalement parce que je fais surtout du planétaire. Je compte aussi ajouter des illustrations par la suite et ce premier mois ne reflètera qu’en partie ce que j’ai en tête.

Mon matériel

C’est plus pour mettre un contexte sur mes commentaires qu’autre chose, mais ça me semble utile. Bref, j’ai une paire de jumelles Celestron Cometron 7×50 et un réflecteur Meade Lightbridge Mini 130. J’ai aussi un Orion FunScope qui était mon premier télescope, mais je ne l’ai plus sorti depuis que j’ai le Meade. Rien d’extravagant donc, mais ça me suffit amplement et n’ai pas ni la place, ni le budget pour quelque chose de plus conséquent à l’heure actuelle.

Au niveau des oculaires, on a :

  • Un plössl Revelation Astro de 32mm
  • Un plössl Revelation Astro de 20mm
  • Un plössl Revelation Astro de 12mm
  • Un plössl Revelation Astro de 9mm
  • Un plössl Celestron de 6mm
  • Un Omegon Flatfield ED de 5mm
  • Deux barlows Celestron 2x
  • Un filtre lunaire Orion de 13%, un filtre bleu et un rouge Celestron (ces deux-là viennent d’un lot et je ne suis pas sûr de leur utilité pour être honnête)

J’ai aussi quelques kellners (26, 25, 20, 15, 9 et un SVBony cheap de 4mm) qui ne sortent plus vraiment depuis que j’ai les plössls.

Les planètes

Je ne vais pas faire l’injure de vous citer bêtement les planètes, mais plutôt de les regrouper en fonction du « style » d’observation.

Les planètes intérieures (Mercure et Vénus)

Comme le nom l’indique, l’orbite de ces deux planètes est dans celle de la Terre, ce qui signifie qu’elles ne sont jamais trop loin du soleil dans le ciel et donc visibles qu’avant le lever ou après le coucher du soleil. Pour (essayer de) faire simple, ces deux planètes montrent des phases comme la Lune (n’espérez cependant pas voir une « pleine Mercure ou Vénus », vu qu’elles sont derrière le soleil pour nous quand ça arrive, ce qu’on appelle une conjonction supérieure) et qu’elles ont la particularité que plus elles se rapprochent de nous, plus elles prennent de la taille (logique), mais moins on voit leur surface.

Vénus est difficile à louper dans le ciel du soir/du matin vu que c’est le troisième astre le plus brillant derrière le soleil et la Lune, mais a l’inconvénient de ne pas montrer grand chose de sa surface, ou plutôt de ses nuages dans son cas. Pour avoir suivi toute son approche depuis la dernière conjonction supérieure jusqu’à l’inférieure début du mois de juin, c’est intéressant de suivre l’évolution des phases et l’agrandissement de la planète, mais pas le truc le plus excitant non plus parce que c’est juste un disque/croissant jaune lumineux sans caractéristique majeure.

Mercure est plus délicat à observer parce que vu sa proximité avec le soleil, elle est toujours basse dans le ciel lorsque le soleil se couche/avant qu’elle ne se lève. Ce n’est pas impossible cependant et ai eu l’occasion de la voir quelques fois dans le ciel du début de soirée, mais il faut savoir où regarder avec son télescope/ses jumelles. Mercure est beaucoup plus petite que Vénus dans le ciel et pas forcément très brillant, mais on sait discerner les phases à travers un télescope. Sa surface est une autre histoire cependant et mon télescope est bien trop limité pour en voir quelque chose.

Mars

La planète rouge a sa propre catégorie parce qu’elle a la particularité d’avoir le même phénomène de grossissement/réduction que Vénus et Mercure grâce à sa proximité, mais n’offre qu’une plage d’observation optimale que tous les deux ans environ. Pas de phases pour Mars donc (ni pour le reste d’ailleurs) et j’avoue que c’est la planète avec laquelle j’ai le moins d’expérience jusqu’ici. Sa prochaine bonne phase d’observation se rapproche petit à petit cela dit, donc cette expérience va venir en même temps.

Les géantes gazeuses (Jupiter et Saturne)

On passe maintenant aux planètes qui ont un cycle de plus ou moins un an et les deux premières sont de loin les meilleures cibles.

Jupiter est une planète facile à observer (sauf quand elle est proche du soleil bien sûr) parce qu’elle reste assez grosse toute l’année (seulement dépassée par Vénus lorsqu’elle est au plus proche de nous et pour rappel, plus qu’un petit croissant à cette taille) et aisée à trouver dans le ciel grâce à sa luminosité (quatrième après le soleil, la Lune et Vénus). On peut voir les bandes nuageuses de la planète et au moins les quatre lunes galiléennes autour d’elle (Europe, Io, Ganymède et Callisto).

Saturne est sensiblement plus petite que sa voisine et bien moins lumineuse dans le ciel (la première planète qui est dépassée en luminosité par d’autres étoiles), mais elle est immédiatement reconnaissable dans un télescope grâce à ses anneaux. La planète en elle-même n’est pas la plus fascinante et ne présente aucune caractéristique particulière.

Les géantes de glace (Uranus et Neptune)

On arrive aux deux dernières planètes qui sont probablement les moins intéressantes à observer. Déjà, elles sont invisibles à l’oeil nu (Uranus est techniquement à la limite, mais c’est d’un endroit avec très peu ou pas de pollution lumineuse), restent toutes petites même lorsqu’elles sont « proches », et ne présentent donc aucune caractéristique notable. Ce ne sont dès lors pas mes cibles de choix, mais j’essaie de jeter un oeil de temps en temps lorsque je traine dans leurs parages.

Autres

Il y a bien sûr les objets du ciel profond que je laisse de côté pour le moment, mais aussi des astéroïdes, des planètes naines (enfin une, Cérès) et des comètes qui passent de temps en temps. Je ne compte pas les suivre chaque mois, mais juste lorsque ce sera le bon moment (opposition pour les astéroïdes et Cérès, et c’est assez difficile à dire pour les comètes).

BREF, voilà pour cette longue préface. Je ne compte bien sûr pas récrire le même pavé à chaque fois, mais il est possible que je mentionne un gros changement dans mon matériel ou lorsque je pourrais être plus précis dans mes explications.

Observations à venir

En gros, on va faire le tour du système solaire.

La Lune

Elle sera en phase croissante et déjà bien remplie (presque 80%) le 1er, sera pleine le 5, redescendue à 50% le 13, nouvelle le 20, et sera presque pleine de nouveau au 31 (plus de 90%). Ses « rencontres » avec les autres planètes seront mentionnées lorsqu’on y sera.

Mercure

Mercure passera « devant » le soleil le premier pour devenir une planète du matin, ce qui signifie que la partie illuminée de la planète va s’agrandir de jour en jour en même temps qu’elle s’éloigne de nous. Tout au long du mois, elle se lèvera de plus en plus tôt par rapport au soleil, atteindra sa distance maximale avec elle le 23, dichotomie (l’équivalent de la mi-lune) le 26, et atteindra son point le plus haut dans le ciel deux jours plus tard avant de commencer sa descente vers le soleil qui aura principalement lieu an août. La Lune lui rendra une petite visite le 19 à un peu plus de 3° de distance, mais elle sera à la toute fin du dernier quartier et ce sera un minuscule croissant.

Mercure sera difficile à observer les deux premières semaines à cause de sa faible distance par rapport au soleil, mais devrait pouvoir s’observer entre 5:00 et 6:00 vers le nord-est à partir du 20. Elle restera basse dans le ciel cependant et ne devrait pas dépasser les 10° de haut avant que la lueur du soleil levant ne la noie.

Vénus

Vénus est également une planète du matin pour le moment, et ce depuis le début du mois de juin. Au 1er juillet, Vénus se lève un peu avant 4:00 à l’ENE et reste visible pendant une bonne heure et demi avant de se perdre dans la lueur du soleil. Il n’y a aucun gros évènement lors de ce mois de juillet, à part le 17 où la Lune passera à moins de 3° de Vénus. Au 31, elle se lèvera un peu avant 3:00 et sera visible pendant plus de trois heures avant d’être noyée par la lumière du soleil. Elle sera vers les 30° dans le ciel comparé à 18° au début du mois.

Mars

La Terre continue à se rapprocher lentement mais sûrement de Mars. Elle se lèvera au 1er juillet vers 1:30 à l’est avant de disparaitre aux alentours de 5:00 lorsque le soleil se lève. Pendant ce mois de juillet, Mars montera de plus en plus dans le ciel nocturne et prendra du volume également vu qu’on se rapproche d’elle. Au 31, elle se lèvera à minuit à l’est et « disparaitra » six heures plus tard à une altitude de 42° au presque sud. En dehors de ça, une seule rencontre ce mois-ci avec la Lune le 12 à une distance d’un peu plus de 3°.

Jupiter

Ce sera un mois intéressant pour observer la géante gazeuse vu qu’elle atteindra l’opposition le 14, ce qui signifie qu’elle sera au plus proche de nous à cette date et à son plus gros diamètre. Le problème cependant est que Jupiter restera bas et ne dépassera pas les 20° dans le ciel. Ce jour-là, Jupiter se lèvera à 21:39 au sud-est (le treize donc), atteindra son plus haut point dans le ciel à 1:47 au sud, et se couchera à 5:55 au sud-ouest. À partir de cette date, Jupiter se déplacera lentement vers le soleil pour devenir petit à petit un objet du soir. La presque pleine Lune (elle a lieu la veille) passe près de Jupiter le 6 juillet à moins de 3°.

Saturne

Même remarque pour Saturne qui atteindra à son tour l’opposition le 21, mais avec le même inconvénient d’être bas dans le ciel cette année. Le 20, Saturne se lèvera à 21:30 au sud-est, sera au plus haut dans le ciel nocturne le 21 à 1:45 au sud, puis se couchera à 6:01 au sud-ouest. La Lune boudera quelque peu Saturne ce mois-ci vu que notre satellite sera au plus proche le même jour que Jupiter (le 6 donc), mais à plus de 5° de distance.

Uranus

Uranus s’écarte pour le moment du soleil, mais on est encore loin de l’opposition pour elle. Elle se lève à l’ENE pour le moment un peu après 2:00 (déjà plus que 0:17 le 31) et s’efface à peine deux heures plus tard à cause du soleil. La plage d’observation aura déjà doublé d’ici la fin du mois de juillet et Uranus sera visible jusque 40° dans le ciel. La Lune boudera Uranus encore plus que Saturne parce qu’elle sera à près de 7° les 14 et 15.

Neptune

Le « petit » dernier (désolé Pluton) se lève pour le moment un peu avant 1:00 et la lumière du soleil l’engloutit trois heures plus tard. Neptune se rapproche doucement de l’opposition (qui aura lieu pour elle le 11 septembre) et montera déjà jusque 35° dans le ciel à la fin juillet. Neptune sera également boudé par la Lune qui passera aussi à plus de 7° d’elle le 10 juillet.

C/2020 F3 (NEOWISE)

Parlons de cette comète qui arrivera au plus près du soleil le 3 juillet, puis va rapidement monter dans le ciel du soir et pourrait devenir une cible de choix si tout se passe bien jusque là, ce qui n’est pas gagné du tout parce que les comètes sont assez imprévisibles. Il n’est pas impossible que je fasse un article d’update dans le courant du mois de juillet si les choses deviennent intéressantes.

Et voilà pour ce mois de juillet qui s’annonce intéressant avec deux oppositions en une semaine, les autres planètes se déplaceront favorablement également, et potentiellement une comète.

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